samedi 1 juillet 2017

για την ίδρυση της Βαγδάτης και για την αραβική αντίληψη των μνημείων


Accueil
 > Analyses historiques > La fondation de la ville de Bagdad

LA FONDATION DE LA VILLE DE BAGDAD 
ARTICLE PUBLIÉ LE 29/06/2015

http://www.lesclesdumoyenorient.com/local/cache-vignettes/L225xH292/arton1974-1b9db.jpg


http://www.lesclesdumoyenorient.com/La-fondation-de-la-ville-de-Bagdad.html
Par Louise Plun

La ville de Bagdad voit le jour sous le califat des Abbassides, dynastie fondée par Abû al-Abbas As Saffah, descendant de l’oncle du prophète. La période allant de 750 à 861 est une période de grand essor, de progrès et de faste ; tandis que la période allant de 861 à 946 voit se multiplier les difficultés intérieures conduisant à l’effacement progressif des souverains et au morcellement de l’Empire en nombreuses principautés autonomes.
Pendant cette période prospère, marquée par un pouvoir politique fort, un commerce florissant, l’essor de la culture et des idées intellectuelles, naissent et se développent les villes, en particulier Bagdad.

Le contexte politique

Au milieu du VIIème siècle, une conjonction de facteurs aboutit à la chute de la dynastie omeyyade et à l’avènement de la dynastie abbasside. En effet, la lente assimilation de la propagande anti omeyyade dans les régions mécontentes du califat, la permanence d’une agitation chiite restée fidèle à Ali, les difficultés de successions ajoutées aux obstacles d’ordres politique et militaire des califes omeyyades de Damas, ainsi que l’émergence d’un mouvement clandestin révolutionnaire abbasside ayant pour berceau le Khorasan, débouchent en 749 sur le renversement des Omeyyades. Le premier calife de la dynastie abbasside est proclamé : al Saffâh, dit le Généreux. En 754 lui succède son frère désigné, Abu Ja’far, né d’une mère berbère, qui prend le nom d’al-Mansûr. Cependant, cette succession se voit contestée et engendre une révolte. Dans ce contexte insurrectionnel, le nouveau calife répond dans un premier temps par la force. Cependant, dans le but d’ancrer sa dynastie dans le paysage politique, al-Mansûr fait le choix d’affirmer son pouvoir en décidant en 762 de la création d’une nouvelle capitale abbasside : Bagdad. Ce choix résulte également de la volonté de rompre avec le modèle omeyyade en dotant le nouvel Empire d’un nouveau centre. En effet, là où les Omeyyades s’appuyaient sur les Arabes syriens de Damas, les Abbassides s’appuient sur des contingents composés d’Arabes d’Iran et de convertis, les mawalis, originaires en grande majorité du Khorasan, berceau de la révolution abbasside. La capitale de la nouvelle dynastie se rapproche donc de ses alliés sans s’éloigner de ses ennemis politiques afin de les garder sous contrôle. Son emplacement s’ancre désormais dans les terres originelles du pouvoir perse achéménide, non loin de l’ancienne capitale, Babylone.

Entre mythe et réalité

Selon al-Ya’qûbî, fonctionnaire de l’administration califale, historien et géographe, le calife al-Mansûr aurait déclaré en arrivant sur le site de la future ville de Bagdad « c’est bien la ville qu’aux dires de mon père je dois fonder […]. Cette « île » bordée à l’Est par le Tigre et à l’Ouest par l’Euphrate, se révélera être le carrefour de l’univers ». Dès lors, c’est entre le mythe et la véracité historique que l’histoire de la fondation de Bagdad se révèle.
Selon la légende, l’emplacement de la ville abbasside aurait été prédestiné par Muhammad qui en aurait eu la révélation, moyen à l’époque d’enraciner le pouvoir abbasside dans les pas du prophète. En effet, selon ce dernier, l’air y aurait été pur, la terre fertile, la température équilibrée et les ressources abondantes et variées. La renommée de l’emplacement transparait encore aujourd’hui à travers le nom de la ville elle-même, puisqu’en persan, « bâgh » signifie « jardin ». Le lieu primitif de la ville était « Baghdalth », signifiant « Dieu donné ». Ainsi, le caractère religieux et prophétique de la ville est un aspect important de la fondation de la ville, et pose les bases d’une cité à l’avenir prometteur puisque prédéterminé par la volonté de Dieu.
Pourtant en Orient, la puissance d’une ville se mesure à son temps de prospérité. L’astrologue Noubaht, « nouvelle fortune » en persan, prédit pour Bagdad une durée de vie similaire au nombre 309 de la Sourate XVIII du Coran, symbolique du temps d’attente pendant lequel les Alides, fils du prophète, attendirent avant de retrouver leurs droits méconnus depuis la mort de ce dernier. Puis Bagdad se voit donner le nom de la ville de « la paix », réunissant en effet tous les critères de prospérité que le poète d’Al-Andalous, Mansour an Namary décrit ainsi : « As-tu vu de tes yeux sur la longueur et la largeur de la terre une maison pareille à Bagdad ? Certes c’est le paradis terrestre. »
Pour les historiens cependant, la ville n’a rien d’extraordinaire. Elle serait en effet désertique, les pluies y seraient rares, le climat y atteindrait des extrêmes. Ainsi, pour comprendre l’emplacement de la ville, il faut regarder à l’échelle de la Mésopotamie. La région de Bagdad est une zone plate constituée d’immenses étendues de plaines. A l’Est se situent les montagnes de Zagros, à l’Ouest, le désert de Syrie. Mais la présence des deux fleuves que sont le Tigre et l’Euphrate en fait, avec la région de la vallée du Nil, la région la plus fertile du Moyen-Orient, d’où son nom de « Croissant fertile ». D’autres facteurs topographiques sont à prendre en compte pour expliquer l’emplacement de la ville, en particulier sa position de coeur des voies de circulation : l’une suit l’Euphrate, l’autre le Tigre, la troisième le Satt al-Garraf, et la dernière passe à la limite du Zagros. Dès lors, c’est de Bagdad que l’on peut rejoindre le plus rapidement Alep, la côte méditerranéenne, l’Egypte, ainsi que les lieux saints de l’islam. D’un point de vue stratégique, le lieu est avantageusement protégé par les deux fleuves qui constituent un rempart naturel.
Dès lors, la fondation de Bagdad ne résulte pas d’un facteur décisif comme ce fut le cas pour Jérusalem, construite sur les ruines de l’Acropole jébuséenne primitive. Bagdad est une ville construite de toute pièce, dont la fondation reste l’un des événements les plus importants de l’histoire du monde arabe et islamique.

Bagdad : reflet d’une nouvelle conception du pouvoir

Pour déterminer l’emplacement exact de sa capitale, al-Mansûr fait appel à des spécialistes, des astronomes, des géomètres « habiles, des experts dans l’art de construire » [1], des physiciens, des ingénieurs, afin de déterminer la qualité des sols, de l’air, du climat. Al-Yaqûbî cite deux spécialistes : al-Fazâri, le premier à fabriquer des astrolabes (outils permettant de mesurer la hauteur des astres), Mâshallâh, astrologue personnel du calife et savant juif. Ainsi, les plans de la ville auraient été dressés en 758-759 au « mois de rabi’ I de l’an 141 » I [2], c’est-à-dire en juillet 758. Ainsi, la construction de la ville débute sous les auspices de la science. Al-Mansûr ne fait débuter les travaux que lorsqu’il « eut à sa disposition cent mille ouvriers et manoeuvres » [3]. La « ville ronde » nait. Cette forme géométrique reflète la volonté d’affirmation des Abbassides, forme nouvelle, géométrique parfaite et rigoureuse, à l’image de leur pouvoir. Effectivement, la figure géométrique ronde est le symbole de la perfection et du cycle permanent, un signe parfait déjà en vigueur chez les Grecs. La ville a donc cette particularité de s’inscrire à l’intérieur d’un rempart circulaire, alors que les villes du monde méditerranéen ont été plutôt carrées ou rectangulaires.
D’un périmètre d’environ dix kilomètres, la ville donne une vision solaire du pouvoir, reflétant la puissance du calife. Sur l’esplanade centrale se dresse le palais du calife et sa porte d’Or. Ce somptueux palais est le symbole d’une cité sensée se suffire à elle-même. Le palais possède une coupole verte d’une extrême magnificence, dans le but d’effacer le souvenir des coupoles vertes omeyyades de Damas ou de Wasit. Le calife reçoit, dans la plus grande solennité, au centre du palais, c’est-à-dire au centre des centres. A proximité du palais se situe la Grande Mosquée. Autour du palais, les bâtiments administratifs sont voisins des demeures princières, constituant ainsi le cercle le plus proche du calife. L’enceinte extérieure est aménagée de quatre portes se faisant face deux par deux : la porte de Kufa, la porte de Basra, la porte du Khurasan et la porte de Syrie. Ces quatre portes correspondent aux quatre avenues rejoignant le centre de la circonférence et débouchant parallèlement sur les principales régions composant l’Empire abbasside. Ainsi, le calife est, symboliquement, au centre de son Empire. Toujours à l’image du calife, une extrême richesse s’y déploie, quantité de bois précieux compose la ville. Al-Mansûr a ainsi une vision claire de sa politique, celle-ci passant dans un premier temps par l’image du lieu de son pouvoir, Bagdad étant en effet à la fois la vitrine et l’outils de celui-ci : un pouvoir centralisé et fort.
La ville de Bagdad ne se limite cependant pas à l’enceinte royale. Dans les alentours de la ville se situent les espaces commerçants nécessaires à la vie quotidienne. Les faubourgs sont également organisés selon un plan d’ensemble, divisés à leur tour en quatre quartiers, selon al-Yaqûbî. Ces quartiers accueillent chacun un corps de métiers, ce qui facilite non seulement leur gestion, mais également le juste et correct prélèvement des impôts et des taxes. Ainsi, autour de la ville ronde de trouvent les sûqs des librairies près de la porte de Basra, ceux des chevaux sur la route du Khorasan, ceux des tanneurs, bouchers, tisserands, métiers ayant des besoins d’approvisionnement en eau, marchands de produits de luxe, (épices, pierres…), bains mais également mosquées.
La situation géographique de Bagdad prédispose la ville à jouer un rôle de centre économique important, se trouvant au centre d’un califat s’étendant de l’Atlantique à l’Inde. « Le centre de ce bas monde, le nombril de la terre » [4] est également une ville cosmopolite dans laquelle se sont établis des marchands arabes ou étrangers. Les historiens estiment le nombre d’habitant de Bagdad à environ 1,5 million. A la mort de son fondateur, en 774, la ville est une métropole s’étendant sur les deux rives du Tigre.
A partir de 814, le calife ne réside plus dans la ville ronde et s’installe sur la rive orientale du Tigre. La capitale abbasside se déplace à Samarra, sous le règne du calife al Mu’tasim, qui prend en 833 la tête de la dynastie. En 865 cependant, le pouvoir retourne à Bagdad. La ville subit de terribles dommages au cours des siècles.
Aujourd’hui, seuls des plans théoriques de la ville nous sont parvenus, les fouilles étant impossibles, le site se trouvant sous les habitations d’aujourd’hui et du fait de la situation politique et militaire du pays qui freine les recherches archéologiques. Cependant, Bagdad, ville de pouvoir, ville cosmopolite, ville de savoir, a participé pendant des siècles à l’essor du monde musulman, d’un point de vue économique, intellectuel, scientifique, politique ce qui lui vaut sa renommée encore aujourd’hui.
Bibliographie :
- Encyclopédie islamique.
- Dominique Sourdel, L’Etat impérial des califes abbassides, Editions puf, 1999.
- Roger Arnaldez, Les grands siècles de Bagdad, Volume I, De la fondation de Bagdad au début du IVème au Xème siècle, SNED, 1985.
- Bagdad, volume spécial publié à l’occasion du mille deux centième anniversaire de la fondation, Leiden, Brill, 1962.
- Georges Salmon, Islamic Geography, Volume 86, Introduction topographique à l’histoire de Bagdad, 1904.
Notes :
[1Al-Ya’qûbî, Le Livre des Pays, édité et traduit par G. Wiet, Le Caire, 1937.
[2dem.
[3Idem.
[4Idem.

μουσικοί και ξένοι, ξένη μουσική, ... ποια ξένη μουσική;

La musique des migrants dans les camps

Migrantinnen-musik in den migrantenlagern

Faire de l’art en situation d’urgence
Musik machen in ausnahmesituationen
*  *  *
Publié le mardi 20 juin 2017 par Céline Guilleux
RÉSUMÉ
Cette université d’été a deux objectifs. le premier est d'explorer un secteur mal étudié de l’ethnologie comme la musique dans les camps de transit. S’il existe une abondante littérature historienne et musicologique sur la musique dans les camps de concentration et dans les camps d’extermination, rares sont les études qui portent sur les pratiques musiciennes. Le second objectif est de construire une démarche comparative afin de mesurer la singularité d’une observation ponctuelle sur ce que l’on appelle la crise des migrants en Europe : Paris, Baigorri, Calais, Dunkerque (France), Friedland (Göttingen, Allemagne), M’Bera (Mauritanie), Mentao (Burkina Faso), Zaatari (Jordanie).  
ANNONCE

But 

Cette université d’été a pour titre « La musique des migrants dans les camps. Faire de l’art en situation d’urgence ». Elle a deux objectifs : 
  • explorer un secteur mal étudié de l’ethnologie : la musique dans les camps de transit. S’il existe une abondante littérature historienne et musicologique sur la musique dans les camps de concentration et dans les camps d’extermination (Dick Walda, Charles Van West, Shmuel Gogol, Emilio Jani, Gabriele Knapp, Annette Wieviorka, Philip Bohlman, Pierre-Emmanuel Dauzat & Hélios Azoulay) rares sont les études qui portent sur les pratiques musiciennes ;  
  • construire une démarche comparative afin de mesurer la singularité d’une observation ponctuelle sur ce que l’on appelle la crise des migrants en Europe : Paris, Baigorri, Calais, Dunkerque (France), Friedland (Göttingen, Allemagne), M’Bera (Mauritanie), Mentao (Burkina Faso), Zaatari (Jordanie). 

Argument

 Au mois de mai 2013, Awet Andemicael, étudiante en théologie de l’université de Yale publie sur le site de l’UNHCR un article marquant : The arts in refugee camps: ten good reasons. De la prise en charge de soi aux techniques d’apprentissage et à l’agency, ces raisons visent à légitimer l’action des ONG pour la musique. Pourtant, ces raisons sont insatisfaisantes. Car le raisonnement est élaboré à partir des catégories de l’action humanitaire et non à partir du vécu des populations.  
  1. Cette université d’été renverse la perspective. Et plutôt que de partir des catégories instituées pour examiner de quelle façon elles s’incarnent dans la réalité, nous partons de l’engagement ethnographique pour examiner les processus d’institution des catégories, ce qui permet d’organiser ensuite, mais ensuite seulement, une montée en généralité à partir de la collection des cas.  
  2. Par ailleurs, nous prenons nos distances avec les clichés sur les bienfaits prêtés à la musique et à l’art thérapie. Nous examinons, au prix d’observations ethnographiques, situées et contextualisées, la façon dont la musique modifie la vie de chacun et celle des collectifs impliqués.  
  3. Enfin, nous questionnons l’ontologie de la musique. Des travaux antérieurs nous ont permis d’entériner le fait que la musique est subjective du point de vue ontologique et objective du point de vue épistémique. Cette fois, nous soumettons la question « qu’est-ce que la musque pour qui la pratique et l’écoute ? » à l’enquête ethnographique.  

Ancrages situationnels  

Bien des chercheurs qui ont mené ces analyses sur les pratiques artistiques dans des camps se sont d’abord confrontés à ces situations au prix d’un engagement citoyen. Dans ces situations d’anomie, ils ont rencontré « la musique », et ceux qui la faisaient être. Dès lors, ces migrants qu’un élan compassionnel faisait prendre pour « de pauvres malheureux » devenaient dans le regard de l’ethnographe attentif, par la force de la performance musicienne, par les habiletés incorporées et les références culturelles actualisées, des artistes virtuoses.   
Dans des contextes qui rendent toute communication verbale difficile en raison de l’étanchéité des langues, la musique et la danse rendent possible le partage, restaurent une forme de symétrie de l’échange. La profession de foi de Natacha Bouchart, maire de Calais, résonne : « Accueillir des migrants, ça peut être une richesse culturelle exceptionnelle » (Libération, 20 octobre 2015). Pourquoi donc la musique, alors que chacun se trouve « maintenu là, dans l’inachèvement d’un parcours de mobilité, ni immigré ni émigré mais suspendu en migration » (M. Agier, 2014) ?  
Cette rencontre de jeunes chercheurs propose de travailler à partir d’études de cas.

Études de cas 

Paris, Foyer de Travailleurs Migrants du 19e arrondissement  

Un foyer de travailleurs migrants (FTM) est une structure d’hébergement qui accueille aujourd’hui des « hommes célibataires » de Mauritanie, du Mali et du Sénégal. On peut y cuisiner, se laver, dormir (et repartir travailler). Or, malgré les conditions de promiscuité, on y fait aussi de la musique. Car l’invité invite. « Invitation » est le terme par lequel les habitants de foyer désignent le fait d’accueillir dans leur chambre un griot qui vienne chanter leur nom avec son luth ngoni. « L’invitation » est une occasion musicale de rencontre. Ce n’est pas la seule. Car à une autre échelle, des moments de retrouvailles et de partage culturel sont organisés dans des salles des fêtes louées par des associations proches des habitants de foyers. Ces espaces se convertissent en lieux d’échanges, d’assemblées générales, de projets et en studio d’enregistrement. Il en est ainsi de centres sociaux et culturels où sont organisés ces journées culturelles, ces repas et ces occasions de musique. 

M’Bera, Mauritanie  

Février 2012. Les habitants du Nord Mali fuient le conflit armé. L’UNHCR installe 400.000 réfugiés Touaregs et Arabes dans des camps aux frontières de la Mauritanie, de l’Algérie, du Burkina Faso et du Niger. M’Berra est le plus important : 80.000 personnes. Ici, le quotidien s’organise. Au- delà des questions sanitaires et nutritionnelles, il y a le désir partagé de célébrer des événements en commun. Il n’y a pas de tabaski sans musique, ni de fin de ramadan. Le tinde et l’imzad sont fabriqués sur place. Il y a aussi des « soirées guitare ». Tout le monde danse et frappe des mains. Mohamed Issa ag Oumar est là. C’est LE guitariste du groupe Tartit, fer de lance avec Tinariwen de la musique touareg sur la scène de la World Music. Il a apporté sa guitare. On branche des amplis sur les batteries des voitures. Ici s’émancipe une économie de la World Music à visée interne, au sein du camp.  

Mentao, Burkina Faso  

Nous sommes à 20 kilomètres de Ouagadougou. En octobre 2014, Marta Amico visite le camp en compagnie d’une musicienne du groupe Tartit, qui dirige l’organisation des femmes du camp. Un musicien armé de sa guitare entonne un chant de bienvenue. Des femmes se joignent à lui. M. Amico interroge : Pourquoi la musique ? Parce que c’est la vie. Ici, « la musique » n’est pas quelque chose « à part », une activité en soi : c’est l’instrument de la vie sociale, c’est le fait de pouvoir continuer à se réunir autour des célébrations d’avant qui fait toute l’importance des moments de jeu. Et c’est la raison pour laquelle on retrouve ici tellement de musiciens : ils ont fui les groupes islamistes qui interdisent la musique dans le Nord Mali. Ici, ils organisent des dj set improvisés. Et ils se connectent au monde. Dans ces moments où tout cède, la musique fabrique du lien social.  

Zaatari, Jordanie  

Construit en juillet 2012, le camp de Zaatari est situé à la frontière syrienne. 80.000 réfugiés syriens y vivent dans des conditions précaires, près du pays qu’ils ont fui. Zaatari dépend entièrement de l’aide humanitaire. Plusieurs ONG travaillent autour d’activités musicales, c’est le cas d’OXFAM International. Comment la musique est-elle appréhendée dans le règlement du camp ? Comment est- elle mobilisée par les musiciens euxmêmes ? Quel rapport chacun entretient-il à l’écoute ? Et quels sont les répertoires qui entrent dans l’espace public ? Engagée par OXFAM International, Gaétane Lefebvre a travaillé au plus près des interactions musiciennes. Elle a établi des liens avec Nicolas Puig, anthropologue spécialiste des camps de réfugiés au Liban et Richard Wolf, réalisateur de A requiem for Syrian refugees” (2014). L’université d’été permettra de visionner ce film, en présence de N. Puig et du réalisateur. 

Baigorri, France (64)  

Le 20 novembre 2015, à l’initiative de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), une cinquantaine de migrants s’installent à Baigorri, dans les montagnes basques. Ils ont quitté le Soudan, l’Erythrée, le Tadjikistan, l’Afghanistan et tous les Kurdistan. Ils ne savent pas où ils sont, ne parlent ni français, ni anglais, ni basque, mais ils ont dit oui, et l’OFII les a conduits ici. La mairie réquisitionne le VVF, la préfecture finance, les bénévoles aident les migrants dans leurs démarches administratives. Des ateliers sont en place. Une osmose s’opère. Des ateliers de danse basque sont créés, des ateliers de musique aussi. L’un d’eux réclame un violon. Un violon est trouvé. Il joue sans vibrato, sur des échelles improbables : nous offre un makâm syrien. Pourquoi donc la musique ici ? 
Ces études de cas seront complétées par d’autres cas présentés par les étudiants qui participeront à l’Université d’été, et par les exposés de Philip Bohlman (University of Chicago) sur la musique dans les camps et de Raimund Vogels (Hildesheim) sur l’institutionnalisation des expériences menées en Niedersachsen pour valoriser le talent d’artistes réfugiés et leur procurer une formation diplomantes qui leur ouvre les portes du marché du travail artistique en Allemagne.

Production scientifique

(en partenariat avec Les Cahiers d’Ethnomusicologie)  

Les candidats sont invités à présenter, à partir de leurs travaux personnels, un projet de texte (2 pages) abordant l’une des thématiques de cette Ecole d’été. Huit projets (Groupe A) seront choisis et seront développés par leurs auteurs pour donner lieu à des textes d’une dizaine de pages qui seront mis en ligne dans l’espace collaboratif. Lors de l’université d’été, les textes seront présentés et commentés par 8 autres participants (Groupe B). Nous constituerons ainsi des binômes auteur / exégète. 
L’originalité de ce travail en commun permet à plusieurs étudiants de travailler en groupes et d’écrire ensemble un article co-signé qui sera soumis pour publication aux Cahiers d’Ethnomusicologie (Laurent Aubert, Genève). Langues de l’article : français, allemand ou anglais.

Candidature

Le dossier de candidature doit comprendre : 
  • un CV ; 
  • une présentation du projet de doctorat, de master ou de post-doc ;  - une proposition d’intervention (2 pages) en lien avec l’Université d’été. 
Le dossier de candidature doit parvenir à l’adresse : dlaborde@msh-paris.fr La sélection sera faite en fonction de l’adéquation thématique entre les propositions d’intervention et l’Université d’été. 

Date limite de renvoi des dossier: 29 juin 2017

Séléction des candidatures

  • Prof. Dr. Denis Laborde (CNRS – EHESS, Centre Georg Simmel, Paris - Bayonne)
  • Prof. Dr. Raimund Vogels (Center for World Music, Hildesheim)
Sélection des candidats : 30 juin 2017  

Informations pratiques

Rendez-vous : L’université d’été se déroule du 10 au 16 septembre 2017. Arrivée des participants le dimanche 10 septembre. Départ le samedi 16 septembre. Vous pouvez rester au-delà à vos frais. 
Participants : L’Université d’été compte 16 étudiants et jeunes chercheurs (master, doctorat ou post-doctorat) de toute nationalité. Toutes les disciplines sont concernées. 
Langues de travail : français, allemand ou anglais. La langue basque sera valorisée. Chacun doit parler couramment une de ces langues et en comprendre une autre. 
Lieu : Cité des Arts, 3 avenue Jean Darrigrand, F-64100 Bayonne, Pays Basque, France
Inscription : par courrier électronique adressé à dlaborde@msh-paris.fr
Réservation des billets de train / avion : dans la semaine du 1er juillet 2017 
Frais : Les frais de transport (train 2e classe ou avion) et de séjour (nuitées et repas) sont couverts par l’Université d’été. Les billets de transport seront pris par le Centre Georg Simmel.  
Gare SNCF : Bayonne / Aéroport : Biarritz 
Contact/informations : dlaborde@msh-paris.fr & raimund.vogels@hmt-hannover.
LIEUX
  • Cité des Arts - 3 avenue Jean Darrigrand
    Bayonne, France (64)
DATES
  • jeudi 29 juin 2017
MOTS-CLÉS
  • musique, camp, migrant, accueil, musicien, crise, Afrique, Europe
CONTACTS
  • Denis Laborde
    courriel : dlaborde [at] msh-paris [dot] fr
  • Vogels Raimund
    courriel : raimund [dot] vogels [at] hmt-hannover [dot] de
SOURCE DE L'INFORMATION
  • Luigia Parlati
    courriel : luigia [dot] parlati [at] ehess [dot] fr
POUR CITER CETTE ANNONCE
« La musique des migrants dans les camps », École d'étéCalenda, Publié le mardi 20 juin 2017, http://calenda.org/409672

vendredi 30 juin 2017

May Ziyadé, μια συμπαθέστατη γυναικεία προσωπικότητα της Αραβικής Αφύπνισης

L’ÉCRITURE FÉMININE COMME AFFIRMATION DE L’ÉGALITÉ ET VÉHICULE DE RÉFORME : MAYY ZIYADAH AU CŒUR DE LA RENAISSANCE INTELLECTUELLE ARABE
ARTICLE PUBLIÉ LE 29/06/2017

Par Mathilde Rouxel
http://www.lesclesdumoyenorient.com/L-ecriture-feminine-comme-affirmation-de-l-egalite-et-vehicule-de-reforme-Mayy.html


Dernières actualités

Mayy Ziyadah (connue aussi sous la transcription « May Ziadé ») est une écrivaine et une intellectuelle d’origine libanaise. Elle est considérée comme la première figure féministe libanaise, questionnant dans ses œuvres le problème de la condition des femmes arabes et analysant l’articulation de l’écriture et de la féminité. Dans une œuvre riche où s’affirment subjectivité et considérations politiques, Mayy Ziyadah a su imposer une série de réflexions sur l’un des débats réformistes importants de la Nahda, la place des femmes dans la société. Elle est aussi l’une des premières à avoir proposé une théorisation essentialiste de l’écriture féminine, qui résonne avec les attentes qu’elle exposait sur le plan social, à savoir l’instruction des filles. Évoluant au cœur de la vie mondaine cairote de l’avant et après-Première Guerre mondiale, elle est une figure incontournable de la vie intellectuelle arabe du premier tiers du XXe siècle.

Une actrice du renouveau intellectuel arabe

Mayy Ziyadah - de son vrai nom Marie Elias Ziyadah - est née à Nazareth en 1886 d’un père maronite libanais et d’une mère orthodoxe palestinienne (1). Elle passe une partie de son enfance en Palestine, à Nazareth, où elle suit ses premiers enseignements. Elle arrive ensuite au Liban avec son père, parti travailler au Kesrouan, dans la région du Mont-Liban. À 14 ans, elle intègre le collège des Visitandines d’Antoura, où elle suit un enseignement en français. Les cours de littérature française, notamment les romantiques, influencent profondément sa littérature par la suite (2).
En 1904, elle rejoint ses parents en Palestine. Elle lit et se cultive beaucoup par elle-même (3). Leur départ au Caire en 1908 marque ses premières publications : son père dirige alors la revue arabe Al-Mahroussa à laquelle elle collabore. Elle suit parallèlement des études de langues à l’Université égyptienne, dont elle sort diplômée en 1917 (4), armée de notions d’anglais, d’italien, d’allemand, d’espagnol, de grec moderne ainsi que de latin (5).
La gloire de Mayy Ziyadah est intimement liée à la vie culturelle du Caire, bouillonnante à cette période de la Nahda. En 1912, elle fonde un salon littéraire qui se réunit de façon hebdomadaire, et qui devient rapidement le lieu de rendez-vous des grands intellectuels de son temps, accueillant Taha Hussein, Khalil Moutrane, Loutdi as-Sayed, Antoun Gemayel, Walieddine Yakan, Abbas Akkad ou Yacoub Sarrouf (6). Bâti sur le modèle des salons littéraires fondés en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, il connait un succès exceptionnel pendant plus de vingt ans (7).
Elle publie ses premières études après la Première Guerre mondiale et voyage beaucoup en Europe. Le début des années 1920 marque également le début de son engagement féministe : rapidement, elle multiplie les conférences, les articles et les actions publiques pour discuter la question de la place des femmes dans la société, qui occupe de façon croissante les débats intellectuels depuis le début du XXe siècle. Elle commence d’ailleurs par publier des biographies de grandes militantes féministes d’Égypte, et collabore avec Hoda Shaarawi, alors présidente de l’Union des femmes arabes.
Célibataire et sans enfant, la mort de ses proches au début des années 1930 plonge l’intellectuelle dans un profond chagrin. À la mort de son père en 1929 succède la mort de son amant platonique Khalil Gibran en 1931, puis celle de sa mère en 1932 ; l’isolement moral et intellectuel dans lequel elle est subitement plongée provoque des troubles neurasthéniques. Elle est internée quelques années plus tard pour une période de neuf mois dans un asile d’aliéné à Beyrouth, qu’elle quitte en 1939 et passe ses derniers temps au Caire, à écrire. Elle y meurt, le 19 octobre 1941, laissant derrière elle plus de quinze ouvrages de poésie, de littérature et de livres traduits (notamment d’Arthur Conan Doyle ou de Friedrich Max Müller).

Une œuvre littéraire personnelle et engagée

Mayy Ziyadah est très influencée par le mouvement de la Renaissance arabe, la Nahda, qui s’est développée principalement en Égypte au début du siècle. De confession chrétienne, elle participe au grand mouvement réformiste de la pensée qui s’affirme à l’époque : elle défend le brassage des cultures, ayant elle-même grandit au sein d’une civilisation marquée par la confrontation de l’Orient et de l’Occident, et qui voit se mélanger les trois religions du livre. Pour diffuser le plus largement possible ses idées dans la société dans laquelle elle évolue, elle écrit la plupart de ses ouvrages et de ses articles en arabe. Elle utilise d’ailleurs souvent des pseudonymes masculins pour exprimer des idées qu’il n’aurait pas été permis pour une femme d’exprimer ; on trouve dons des textes signés de sa plume sous le nom de Kaled Ra’afat ou de Sindbad - même s’il lui arrive aussi d’user de pseudonymes féminins, particulièrement lorsqu’il s’agit de création poétique, comme Isis Copia ou Aida (8).
Elle publie d’ailleurs son premier recueil de poésie en 1910 sous le pseudonyme Isis Copia. Fleurs de Rêve est un recueil de poèmes lyriques écrits en français qui dépeignent la nature libanaise et ses lieux privilégiés, dans l’héritage de Lamartine, qui chantait lui aussi la beauté de la vallée de Hamana. Ce recueil attise la curiosité des critiques littéraires en Égypte et au Liban (9). Elle continue d’écrire des articles dans la revue de son père, puis élargit petit à petit son horizon de publications, publiant dans les plus grandes revues arabes de l’époque (imprimées au Caire, mais souvent dirigées par des Libanais) : elle écrit ainsi pour Al-HilalAl-Mouktatraf ou encore Al-Ahram (10).
Entre 1920 et 1925, elle réunit les articles et les essais écrits pour différentes revues et les publie en quatre volumes. Alors qu’elle écrit régulièrement de courtes nouvelles et compose des pièces de théâtre, elle s’engage socialement pour discuter de l’inégalité dans la société, et particulièrement de la place des femmes dans les hiérarchies. En 1921, elle donne une conférence présentée sous le titre « Le But de la vie » (11). C’est dans cette conférence qu’elle appelle pour la première fois les femmes à une prise de conscience de leur situation au sein de la société. Elle y prône une plus grande aspiration à la liberté, et préconise une ouverture sur l’Occident tout en restant très proche des traditions orientales. Cette conférence fait suite à la publication en 1920 de son second ouvrage, Bahethat Al-Badiya (Les Chercheurs du désert), dans lequel elle met en scène le personnage de la féministe Malak Nasef, qui avait pris pour surnom « Bahethat al-Badiya » et qui militait dans son ouvrage Al Nesa’eyat pour l’émancipation des femmes dans ces sociétés dirigées par la solidarité masculine. Elle réalise également une étude biographique d’une autre dirigeante importante du mouvement féministe en Égypte, Aïcha Teymour. L’objectif de Mayy Ziyadah dans ces deux ouvrages est de présenter l’oppression pesant sur les femmes dans la société arabe depuis même l’étape prénatale, la naissance d’une fille étant rarement célébrée avec autant d’enthousiasme que la naissance d’un garçon. Protestant contre l’enfermement des femmes, elle appelle avant tout dans cet ouvrage à l’instruction des femmes, seul rempart établi contre la superstition. « Elle formule avec énergie son opposition à la conception de l’homme/dieu au sein du couple et refuse de voir en l’homme un maître absolu », commente Carmen Boustani (12) ; elle s’oppose à la polygamie et à la répudiation, et appelle à l’abolition du voile. Elle poursuit ses réflexions dans un article audacieux publié en 1926 dans le journal El-Mouktatef, intitulé « Comment je voudrais que l’homme soit », dans lequel elle cherche à donner aux femmes les outils nécessaires pour qu’elles saisissent leur individualité propre. Il est toutefois intéressant de noter qu’étant née de confession chrétienne et vivant dans une société principalement guidée par les principes de la religion musulmane, Mayy Ziyadah ne se sent pas libre de parler au nom des féministes musulmanes, et discute avant tout des mesures sociales.
Malgré son usage de certains pseudonymes masculin, Mayy Ziyadah chante régulièrement l’intérêt d’une écriture féminine. Outre ses essais critiques sur trois auteures pionnières du monde arabe édités dans Flux et reflux, elle écrit dans un ouvrage à caractère autobiographique intitulé Souvenirs de prime jeunesse (1928) : « Nous commençons d’écrire non seulement pour remplir les pages, mais pour revivre des sentiments avant même de les avoir écrits. Ce courage, nous ne le tenons pas de celles qui nous ont précédées, mais de nous-mêmes, cherchant à révéler l’âme de la femme dans ce qu’elle écrit d’elle-même, non dans ce que les hommes ont écrit d’elle » (13).

Les Lettres à Gibran Khalil Gibran : style et expression littéraire d’une femme libre

Mayy Ziyadah est aussi connue pour la relation qu’elle a entretenue avec l’écrivain et penseur libanais Gibran Khalil Gibran, avec lequel elle a entretenu une importante correspondance. Alors qu’elle est à l’époque à New York, leur relation épistolaire - idylle romantique et intellectuelle - a duré jusqu’à la mort de l’auteur du Prophète, en 1931. Ils ne se sont jamais rencontrés, mais elle jura de sa fidélité et ne se maria jamais. Cette relation a eu une influence considérable sur Mayy Ziyadah, dont les lettres témoignent d’une pensée riche, rigoureuse mais également profondément romantique : c’est sans doute à ces lectures que le célèbre critique littéraire et écrivain Jamil Jabre écrit à son sujet : « En lisant May, on ne sait pas tout à fait si son écrit relève du genre romanesque, du souvenir d’enfance, du conte fantastique, du rêve romantique, de l’évocation historique ou de la confession. C’est un mélange si spontané, dans un style si pittoresque qu’il nous tient en haleine, malgré certaines bavures ou banalités. À travers son œuvre, elle tient à nous communiquer tantôt l’intensité d’un bonheur éphémère, tantôt la magie d’un rêve qui nous transporte au-delà de notre existence monotone, en cette luminosité illusoire qui exerce sur nous un effet de transcendance » (14).
Le destin de Mayy Ziyadah est, à l’image de ses influences, tragiquement romantique. Il est aussi pérenne ; son activité et son engagement pour l’amélioration des conditions de la vie des femmes est maintes fois repris par la suite. Actrice incontournable d’un monde intellectuel en ébullition, Alexandre Najjar raconte qu’à son enterrement, Hoda Shaarawi saluait la mémoire de celle qui fut « le meilleur exemple de la femme orientale cultivée » (15).
A lire également sur Les clés du Moyen-Orient :
Ziyadah (Mayy)
Bibliographie (non exhaustive)
 Fleurs de rêves (1910)
 Bahithat al-Badia (1920)
 Aïcha Meymour (1920)
 Sawâneh fatât (Plat de miettes)
 Zulumât wa Ichâ’at (Humiliation et rumeurs)
 Sourires et larmes (traduction vers l’arabe de l’ouvrage de Max Sheller)
 Kalimât wa Ichârât (Mots et signes)
 Al Saha’ef (Les journaux)
 Propos de jeune fille
 Mélange (choix de conférences)
 Ténèbres et rayons (poèmes lyriques en prose)
 Al-Musaâwât (L’Égalité, étude sociologique)
 Ghayat al-Hayat (Le sens de la vie)
 Bayna al-Jazri wa al-Madd (Flux et reflux, critique littéraire)
 Souvenirs de jeunesse
L’intégralité de ses œuvres (principalement écrites en arabe) a été publiée aux éditions libanaises Naufal en 1982, dans un ouvrage d’Œuvres complètes.

Notes :
(1) « Remembering May Ziadeh : Ahead of (her) Time », Middle East Revised, 10/30/2014, disponible en ligne, consulté le 21 juin 2017.
URL : https://middleeastrevised.com/2014/10/30/remembering-may-ziadeh-ahead-of-her-time/
(2) Ghaleb Ghanem, La Poésie Libanaise d’Expression Française, éditions de l’Université Libanaise, Beyrouth, 1981, p.186.
(3) « May Ziadé, témoin de son époque », La Revue du Liban, n°3709, 1999, disponible en ligne, consulté le 21 juin 2017.
URL : http://www.rdl.com.lb/1999/3709/art2.html
(4) Lubna Khader, « In Memory of May Zeyadeh.
A Torch in the Darkest of Ages », Star Weekly, 21/10/1999, disponible en ligne, consulté le 21 juin 2017. URL : https://web.archive.org/web/20070418080529/http://www.lebwa.org/life/ziadeh.php
(5) Ghaleb Ghanem, La Poésie Libanaise d’Expression Française, op. cit.
(6) « May Ziadé, témoin de son époque », La Revue du Liban, op. cit.
(7) Rose Ghurayyib, « Mayy Ziadeh (1886-1941) », Al Raida journal, Institute for Women’s Studies in the Arab World, Beirut University College, 1989, p.2.
(8) Carmen Boustani, « May Ziadé : Vie et écriture », Les Cahiers du GRIF, vol.43, n°1, 1990, disponible en ligne, consulté le 21 juin 2017. URL : http://www.persee.fr/doc/grif_0770-6081_1990_num_43_1_1836
(9) Rose Ghurayyib, « Mayy Ziadeh (1886-1941) », Al Raida journal, op. cit., p.2.
(10) « May Ziadé, témoin de son époque », La Revue du Liban, op. cit.
(11) Carmen Boustani, « May Ziadé : Vie et écriture », op. cit.
(12) Ibid.
(13) Traduit et cité par Carmen Boustani, op. cit.
(14) Jamil Jabre cité par Alexandre Najjar, Dictionnaire amoureux du Liban, Paris, Plon, 2014, p.325.
(15) Alexandre Najjar, Dictionnaire amoureux du Liban, op. cit., p.325.